Bois et contact alimentaire

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Chêne

La modernisation de nos modes de vie a conduit certaines personnes à éprouver une réticence quant à l’utilisation des ustensiles ou des récipients en bois en cuisine. A propos de contact alimentaire, on entend des avis très divergents, émis par des personnes qui semblent sures de leurs arguments.

L’utilisation du hêtre soulève peu de questions puisqu’il s’agit de l’essence employée la plupart du temps pour la fabrication des planches à découper et des cuillères ou spatules en bois que l’on trouve couramment dans le commerce.
On trouve aussi facilement et depuis longtemps des planches ou des saladiers en olivier, et plus récemment le bambou a fait son apparition pour des plateaux ou des planches à découper vendus dans la grande distribution.
Mais il existe beaucoup d’autres bois, même si on se limite aux essences européennes. Alors qu’en est-il de leur utilisation en cuisine ? Peut-on toutes les mettre en contact avec nos aliments ?

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Frêne, chêne, séquoia et prunellier

La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) a réuni en 2012 un groupe d’experts afin de statuer sur cette question.
Son rapport est disponible ici.
Il y est indiqué que les essences de bois admises pour tout type d’aliment sont : le chêne, le charme, le châtaignier, le frêne et le robinier.
Et les essences de bois admises pour les solides alimentaires sont : le noyer, le hêtre, l’orme et le peuplier.
Il est ensuite précisé que « Les essences de bois suivantes, traditionnellement utilisées en France et provenant de pays tempérés européens, sont admises pour le contact alimentaire pour tout type d’aliment : sapin, épicéa, douglas, pin maritime, pin sylvestre, peuplier, hêtre, platane, tremble, aulne, olivier, bouleau. »
Puis on nous informe que d’autres essences de bois peuvent être utilisées si la preuve est apportée « de l’absence de substances naturelles dangereuses pour la santé humaine migrant à partir du bois ».

On voit donc que beaucoup d’essences européennes peuvent a priori être utilisées en cuisine. Le cas du hêtre pose question puisqu’il est d’abord cité dans la liste qui concerne uniquement les solides alimentaires, puis dans la seconde liste des essences admises pour tout type d’aliment.

Bien entendu, il faut rester vigilant quant à l’utilisation de vernis ou autres produits chimiques qui pourraient être appliqués sur le bois et interagir avec les aliments.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’utilise des huiles alimentaires pour la finition des ustensiles de cuisine que je fabrique. En particulier, l’huile de pépin de raisin permet de protéger et nourrir le bois tout en lui assurant une belle finition.

Et pour ceux qui se poseraient la question de l’utilisation d’ustensiles en plastique ou silicone plutôt qu’en bois, je vous renvoie à mon article précédent : Faut-il utiliser des ustensiles de cuisine en bois ?

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Frêne, séquoia et chêne

1 réflexion sur « Bois et contact alimentaire »

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