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Bois de rose, ébène et séquoia

Un bon mois s’est écoulé depuis le dernier article… et oui, au mois de mai il y a beaucoup à faire dans le jardin et surtout au potager, alors logiquement j’ai passé moins de temps dans l’atelier. C’est un énorme privilège d’être maître de son temps, de pouvoir décider à la dernière minute de quoi sera faite l’heure qui vient, en étant seulement guidé par la météo, la température extérieure, ou simplement l’inspiration ou l’envie du moment.

J’ai bien entendu trouvé le temps de produire quelques objets, consacré quelques heures à la gestion du site et des boutiques en ligne, fait quelques photos et poursuivi mon travail de documentation afin de continuer à progresser dans la maîtrise de tous les savoir-faire sollicités dans le travail du bois.

J’arrive au bout de mon stock de séquoia, mais j’ai encore pu tourner quelques jolies pièces.

Un second soliflore, que je trouve plus réussi que celui terminé il y a quelques semaines : j’ai pu tourner très exactement la forme que j’avais imaginée puisqu’il n’y avait pas dans ce morceau de bois de contrainte interne m’imposant de modifier l’aspect final.

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Toujours en séquoia, voici deux coquetiers qui, s’ils ne sont pas rigoureusement identiques, sont tout de même très semblables et seront vendus ensemble :

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J’ai aussi choisi de démarrer une nouvelle série de bijoux, avec davantage de boucles d’oreilles que précédemment, l’objectif étant d’utiliser différents bois précieux que j’ai en stock afin de les associer par collage et de produire des bijoux qui marient plusieurs essences de bois.
Ici, une paire de boucles d’oreilles et un collier avec un pendentif assorti : les bois utilisés sont de l’ébène du Gabon et du bois de rose du Nicaragua, aussi appelé cocobolo :

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D’autres bijoux sont en cours d’élaboration, je vous les présenterai le moment venu…

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Vies, morts et renaissances d’un séquoia

Vers le début des années 80, une amie de mes parents rentre des États-Unis avec un souvenir un peu particulier de son voyage : elle rapporte dans ses valises un morceau d’écorce de séquoia.
Peut-être a-t-elle une idée derrière la tête, sans doute veille-t-elle à ne pas laisser l’écorce se dessécher, toujours est-il qu’au bout de quelques jours une jeune pousse apparaît. Vivant en appartement, elle ne peut espérer faire pousser un séquoia sur son balcon, et c’est ainsi que le jeune arbre issu d’un mastodonte américain se retrouve planté dans le jardin de mes parents après avoir survolé l’Atlantique.

Enfant, il m’est arrivé quelques fois de jouer à sauter par dessus l’arbuste qui entamait alors sa croissance : une place de choix lui avait été décernée, au milieu d’un vaste espace de pelouse, on savait qu’il lui faudrait beaucoup de place s’il trouvait le terrain à son goût.
Le séquoia est un arbre à croissance rapide et il m’a vite rattrapé puis dépassé. Trente ans plus tard il était devenu l’arbre le plus imposant du jardin, dépassant des chênes qui pourtant étaient déjà adultes avant sa plantation.

Mais un jour le séquoia commence à montrer des signes alarmants, peu à peu il prend des couleurs automnales alors qu’il s’agit d’un arbre persistant. Aucun remède n’est envisageable sur un arbre de cette stature, alors il faut bien se rendre à l’évidence : l’exilé est en train de mourir. Une fois l’arbre sec, et sans qu’on ait su ce qui l’avait tué, il a fallu le faire abattre pour ne pas risquer un accident en cas de forte tempête.

C’est ainsi que j’ai récupéré deux très gros morceaux provenant de la base du fût, dont le diamètre devait bien approcher le mètre. Aujourd’hui je fabrique des objets tirés de cet arbre que j’ai vu grandir, et c’est une réelle satisfaction de connaître très précisément l’histoire de ce bois et ainsi de lui donner une nouvelle vie.

Bien entendu je ne sais pas si l’arbre duquel provenait le morceau d’écorce est toujours vivant et poursuit sa croissance aux États-Unis, mais j’ai tout de même une excellente nouvelle : le système racinaire de celui qui poussait chez mes parents n’était pas complètement mort puisque de jeunes pousses sont apparues sur la souche laissée après l’abattage, et celles-ci semblent très vigoureuses.

La nature est souvent pleine de surprises…

Voici quelques objets fabriqués ces derniers temps, en séquoia bien sûr ! La plupart seront proposés à la vente dans les jours qui viennent :

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Soliflore – Voir détails et prix…
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Pot à crayons – Voir détails et prix…
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Pot à crayons – Voir détails et prix…
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Coupe XXL
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Boîte – Voir détails et prix…
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Coupelle – Voir détails et prix…
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Petite assiette creuse